Actualités et controverses

Sous le regard critique de Mathieu Lavallée

À l’ombre de Turcot

Posted by Mathieu Lavallée sur 15 juin 2009

Tenez, un petit reportage de circonstance pour ce lundi matin. Les audiences du BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement) concernant la reconstruction de l’échangeur Turcot recommencent ce matin.

*************

280 000 véhicules passent sur l’échangeur Turcot chaque jour. En dessous, la structure montre ses plaies. C’est tout un quartier de Montréal qui vit à l’ombre des inconvénients de Turcot.

14 heures, un lundi après-midi. À 100 mètres de l’entrée du Centre récréatif Gadbois, le silence n’existe pas. Une dépouille autoroutière pend tout juste au-dessus et fait sentir sa présence même lorsque ses artères ne sont pas bouchées. Chaque année, près de 500 000 personnes viennent utiliser les 20 000 mètres carrés d’espaces sportifs et de loisirs, tout juste à côté du royaume des poids lourds. Une mince bande gazonnée et une voie de circulation les séparent. 10 mètres, tout au plus. Après la reconstruction de l’échangeur, il ne restera plus qu’un maigre cinq mètres. Sous l’autoroute, les petits arbres n’ont aucune chance de survivre.

La vieille structure est malade et sait comment le faire savoir. Son squelette corrodé est, à certains endroits, complètement à nu. Le stationnement du centre, situé sous l’échangeur, a même été fermé. Et gare à ceux qui voudraient s’y aventurer la tête baissée. Lorsqu’on visite les dessous de Turcot, il faut garder le regard bien haut. Chaque goutte d’eau qui tombe peut vous faire sursauter. De toute façon, lorsque l’on garde les yeux baissés, on aperçoit encore certains morceaux de béton qui faisaient partie de la structure autrefois. En regardant attentivement, il est même possible de repérer le colmatage obligé.

Il n’y a pas que le centre Gadbois qui doit composer avec l’échangeur au quotidien. L’école secondaire James Lyng se trouve tout juste à côté du complexe sportif. Et la présence de la structure se fait sentir à bien d’autres endroits dans le quartier. Elle se fait voir le long de la rue Notre-Dame sur plus d’un kilomètre.

Turcot fait même sentir sa présente à l’intérieur des édifices. Dans le hall d’entrée du complexe sportif, une petite exposition a été installée au bénéfice des citoyens du secteur. On y trouve un peu d’information diluée sur l’histoire de la structure, les grandes lignes du chantier et les objectifs de la reconstruction. Il y est écrit que le ministère des Transports veut « réduire au minimum les impacts » grâce aux talus en milieu urbain, surtout pour le Complexe Gadbois. Ces quelques bribes sont enterrées par des photos où même le déglingué devient artistique, entouré de paysages montréalais, des résidences avoisinantes, de la neige et des couchers de soleil.

De l’autre côté de l’autoroute, le second voisin du complexe n’a pas de quoi rassurer sur le sérieux du gouvernement dans le secteur. Il s’agit de l’hôtel canin Muzo, stigmatisé par le scandale des FIER.

280 000 véhicules passent sur l’échangeur Turcot chaque jour. En dessous, la structure montre ses plaies. C’est tout un quartier de Montréal qui vit à l’ombre des inconvénients de Turcot.

14 heures, un lundi après-midi. À 100 mètres de l’entrée du Centre récréatif Gadbois, le silence n’existe pas. Une dépouille autoroutière pend tout juste au-dessus et fait sentir sa présence même lorsque ses artères ne sont pas bouchées. Chaque année, près de 500 000 personnes viennent utiliser les 20 000 mètres carrés d’espaces sportifs et de loisirs, tout juste à côté du royaume des poids lourds. Une mince bande gazonnée et une voie de circulation les séparent. 10 mètres, tout au plus. Après la reconstruction de l’échangeur, il ne restera plus qu’un maigre cinq mètres. Sous l’autoroute, les petits arbres n’ont aucune chance de survivre.

La vieille structure est malade et sait comment le faire savoir. Son squelette corrodé est, à certains endroits, complètement à nu. Le stationnement du centre, situé sous l’échangeur, a même été fermé. Et gare à ceux qui voudraient s’y aventurer la tête baissée. Lorsqu’on visite les dessous de Turcot, il faut garder le regard bien haut. Chaque goutte d’eau qui tombe peut vous faire sursauter. De toute façon, lorsque l’on garde les yeux baissés, on aperçoit encore certains morceaux de béton qui faisaient partie de la structure autrefois. En regardant attentivement, il est même possible de repérer le colmatage obligé.

Il n’y a pas que le centre Gadbois qui doit composer avec l’échangeur au quotidien. L’école secondaire James Lyng se trouve tout juste à côté du complexe sportif. Et la présence de la structure se fait sentir à bien d’autres endroits dans le quartier. Elle se fait voir le long de la rue Notre-Dame sur plus d’un kilomètre.

Turcot fait même sentir sa présente à l’intérieur des édifices. Dans le hall d’entrée du complexe sportif, une petite exposition a été installée au bénéfice des citoyens du secteur. On y trouve un peu d’information diluée sur l’histoire de la structure, les grandes lignes du chantier et les objectifs de la reconstruction. Il y est écrit que le ministère des Transports veut « réduire au minimum les impacts » grâce aux talus en milieu urbain, surtout pour le Complexe Gadbois. Ces quelques bribes sont enterrées par des photos où même le déglingué devient artistique, entouré de paysages montréalais, des résidences avoisinantes, de la neige et des couchers de soleil.

De l’autre côté de l’autoroute, le second voisin du complexe n’a pas de quoi rassurer sur le sérieux du gouvernement dans le secteur. Il s’agit de l’hôtel canin Muzo, stigmatisé par le scandale des FIER.

Publicité

Une Réponse vers “À l’ombre de Turcot”

  1. Sisou said

    quelle image

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :