Actualités et controverses

Sous le regard critique de Mathieu Lavallée

Manifestation contre la brutalité policière : baptême du feu

Posted by Mathieu Lavallée sur 16 mars 2009

J’ai eu droit à tout un défi hier. Couvrir en direct la manifestation contre la brutalité policière. C’était pour un cours de radio. L’objectif était de réaliser une émission d’affaires publiques de fin de semaine (malheureusement non diffusée, mais je vous sortirai les extraits de mes interventions).

Sébastien Lavallée, 2009

Sébastien Lavallée, 2009

Non seulement j’en ai eu pour mon argent en terme de défi, mais en plus, ça donne beaucoup de matériel pour mon blogue… Ça donne aussi très mal aux jambes tellement ils ont été durs à suivre, mais c’est une autre histoire.

Je suis arrivé sur les lieux vers 12h00. Déjà, on pouvait y repérer certains des manifestants qui allaient mettre le feu aux poudres. La casse est prévisible d’année en année lors de cette manifestation. À mon arrivée, en plus d’être coulée dans le béton, elle avait un visage… et parfois un masque. Elle avait aussi apporté toutes sortes de projectiles, notamment des fruits et légumes. Une chance qu’on ne parlait pas de la faim dans le monde.

Pour certains, la seule façon de faire parler de cette cause – la brutalité policière – c’est de faire de la casse pour être rapportés dans les médias. J’imagine que c’est pour ça qu’ils ont scandés des « médias complices » parmi leurs slogans. Sans aucun doute, c’est aussi la meilleure façon de mal faire passer son message. Pas à cause des slogans. À cause de la casse bien sûr.

À un certain point, j’ai repéré l’un des énergumènes qui déjà à midi semblait prêt à tout faire voler en éclats. Sur la rue Sherbrooke, il déambulait d’un côté à l’autre pour prendre des poubelles et les renverser sur le bitume. Devant les manifestants qui n’avaient pas encore fini de passer.

Sébastien Lavallée, 2009

Sébastien Lavallée, 2009

À cause de ces groupes de casseurs qui n’ont visiblement aucun intérêt pour la cause, on oublie le message. Et de nombreux passants en ont fait les frais. Voitures vandalisées, badauds bousculés, journalistes arrêtés (allez demander à Bruno Coulombe de la Première chaîne et à Michèle Ouimet de La Presse), jusqu’à votre blogueur préféré et son ami photographe qui ont goûté du bouclier lors de la charge en face de la Place des arts.

J’en viens à me poser plusieurs questions. Questions que je vais poser demain, pour garder un peu de suspense. Et aussi parce que je n’ai pas fini de me reposer.

Publicité

3 Réponses vers “Manifestation contre la brutalité policière : baptême du feu”

  1. Repose-toi bien… À entendre de nombreuses personnes qui y ont été, on avait l’impression qu’il y avait davantage de policiers et de photographes, reporters et cie. que de manifestants. C’est comme si ça devenait un vrai freak-show où on attend que les pavés pleuvent et les vitres soient cassées.

  2. Si on met ensemble les policiers, les photographes, reporters et compagnie… on se rapprochait d’une égalité disons.

    Mais il y a plusieurs autre incohérences autour de cette manifestation. Je vais en reparler aujourd’hui.

  3. […] mon billet du 16 mars dernier, je vous parlais de la manifestation que j’ai couvert en direct dans le cadre d’un […]

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :