Actualités et controverses

Sous le regard critique de Mathieu Lavallée

L’information de mauvaise humeur…

Posted by Mathieu Lavallée sur 4 mars 2009

Tiens, je vais faire une rare chronique d’humeur aujourd’hui. Parce que sincèrement, il n’y a pas grand-chose dans l’actualité qui m’inspire la moindre ligne ces temps-ci.

Une « bombe » politique nous tombe sur le coco en fin d’avant-midi. Charest décide qu’il n’y aura pas de commission parlementaire sur la Caisse de dépôt et placement du Québec. Niet, rien, nada! Le Chef et sa sacoche n’iront pas témoigner des déboires de la CDP. Ni personne d’autre d’ailleurs.

Ce que j’ai envie de dire à ce sujet peut se résumer trop rapidement pour en faire un billet : décision télescopée, il fallait s’y attendre.

Alors tant qu’à ne plus savoir quoi écrire, j’ai décidé de me vider le cœur sur autre chose. Tiens!

Je n’ai pas fini de m’émerveiller sur les possibilités d’Internet. En même temps, je me dégoûte toujours un peu, à chaque fois. Et non, je ne vous parle pas de la pornographie.

L’information prend de plus en plus de place sur l’Internet. En plus, elle y est disponible gratuitement. Les lecteurs que vous êtes me diront probablement « c’est merveilleux! ». Et vous n’avez pas tort.

Non seulement elle y est gratuite pour les lecteurs, mais elle coûte probablement moins cher lorsqu’on la produit sur le web. En fait, j’en suis convaincu, mais je n’ai aucun chiffre à l’appui à vous citer aujourd’hui.

Même moi, je me surprends à découvrir toutes les possibilités que ça offre, jusqu’au téléphone intelligent. Tiens, l’autre jour mon père qui n’est pas un geek de la techno (sans être empoté non plus) m’a montré comment il est facile et agréable de lire le New York Times et le Financial Post sur un Blackberry. En passant, vous serez ravi d’apprendre que ce blogue est aussi très convivial pour ces petits jouets.

Mais plus l’information va sur Internet, moins elle va en profondeur. Il s’y fait pourtant des bons coups en matière journalistique. Pour ne citer que deux exemples, je vous réfère à Rue 89 et Global Post, deux sites très bien faits que je ne consulte pas assez souvent.

Même si ces exemples ne sont pas tout à fait rentables et que leur viabilité n’est pas encore garantie, ça nous montre qu’un tel modèle peut fonctionner, du point de vue de la qualité de l’information.

Pour le reste, on retrouve souvent la surface de l’information, si ce n’est le miroir d’un quotidien.

Tous ces détours pour vous poser une question : ça vous sert à quoi de payer pour de l’information?

Ça vous sert à avoir de la profondeur dans votre information. De la mise en contexte, de l’analyse, une véritable vérification des informations et j’en passe. En passant, une société qui veut rester en santé a besoin de ces choses-là.

Ça sert aussi à des enquêtes et des reportages de longue haleine, qui ne sont pas faciles à réaliser et qui ne peuvent se faire en une seule demi-journée, entre les deux autres papiers à remettre le même jour. Ça aussi, on en a besoin.

Ça permet au National Geographic de faire un gros reportage-choc sur les conséquences de l’exploitation des sables bitumineux en Alberta. Ça permet à un Daniel Leblanc de déterrer un gros dossier sale comme le scandale des commandites.

Une information de qualité, ça doit être considéré comme un service essentiel. Et tant mieux si elle peut être disponible gratuitement pour plus de gens. Mais voulons-nous à tout prix l’avoir au moindre coût, quitte à sabrer dans la qualité?

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