Actualités et controverses

Sous le regard critique de Mathieu Lavallée

Obama et l’effort collectif

Posted by Mathieu Lavallée sur 24 février 2009

Au tout début de mon blogue, j’avais émis certains questionnements sur la véritable différence qu’Obama pourrait faire pendant sa présidence. Surtout, je me demandais pourquoi la planète l’attendait pour faire un nouveau départ.

« Reste que je n’ai pas encore totalement compris pourquoi toute une planète est à ce point pâmée sur un seul homme. Enfin si, je comprends, il faut bien croire que même en politique, nous avons toujours besoin d’un messie. Pourtant, Hillary Clinton, celle-là même qu’Obama a choisie comme secrétaire d’État disait que les États-Unis ne pouvaient être à eux seuls la solution aux crises que nous connaissons (en précisant quand même que les États-Unis devaient faire partie de la solution…).

[…]

« Poussons la réflexion plus loin : sans rien enlever à la grandeur de l’homme, pourquoi la planète devait attendre Obama pour ce nouveau départ? »

–          Extrait du billet La chaise roulante et le rêve américain, 20 janvier 2009

Bon, j’imagine qu’il y avait certainement un manque de leadership un peu partout à travers la planète.

Pendant cette dernière fin de semaine, Sophie Cousineau a éclairé un peu plus ma pensée. Pas d’effet Obama ? En fait, il n’y a surtout pas d’effort collectif.

« À maintes reprises, le président Obama a prévenu les Américains et les habitants du reste de la planète : cette crise sera longue et pénible. Pour que les États-Unis s’en sortent, tous devront mettre l’épaule à la roue

« Le problème, c’est que les Américains ne l’ont pas cru. Ils ont pris leurs désirs pour la réalité et rêvé que Barack Obama réglerait tout d’un coup de baguette magique. »

Malgré les milliards et les plans de plus en plus complexes, rien ne semble donner une impression d’un semblant de signe d’une reprise. Normal : il est tout seul à travailler. Enfin, pas tout à fait seul, il y a bien quelques chefs d’états et d’entreprises qui se démènent avec lui.

Mais s’il n’y a pas de semblant reprise. Pourquoi? Pas d’effort collectif, pas de prise de conscience collective. On veut survolter un vieux moteur brûlé comme on le faisait d’habitude : les infrastructures et la consommation. Le moteur brûlé, il fonctionnait sur un modèle dont on vient d’avoir la preuve qu’il ne pouvait être viable.

Et si quelques-uns l’ont compris, personne ne prend les devants pour changer le moteur…

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